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Grenade est fondée par les Maures en 756 à proximité d'une ancienne colonie romaine, Illiberis. Après avoir fait partie du califat de Cordoue, la ville tombe aux mains des Almoravides en 1090, puis des Almohades vers le milieu du XIIème siècle.
La splendeur de Grenade est née au déclin de Cordoue. En effet, après la reconquête de Cordoue par las chrétiens en 1236, une grande partie de la population cordouane vient se réfugier à Grenade où Mohamed Ben Nasr fonde la dynastie nasride. Un accord passé entre Ferdinand III de Castille et Mohamed Ben Nasr, fondateur de la dynastie nasride qui se reconnaît vassal du Roi Chrétien, favorise une période de paix. Sur les plans économique et artistique, la ville connaît une prospérité inouïe de 1238 à 1492. Par la suite, les rivalités internes facilitent la tâche aux Rois Catholiques qui se font remettre les clés de la ville par Boabdil le 2 janvier 1492, après un siège de six mois. On raconte que la mère de Boabdil lui a fait ce reproche : "Tu pleures comme une femme ce que tu n'as pas su défendre comme un homme." La prise de Grenade marque la fin de la Reconquista. Les palais nasrides, édifiés pour l'essentiel à partir du XIVème siècle, et les jardins de l'Alhambra (la rouge en arabe) forment une véritable cité à l'intérieur de ses remparts. Les émirs nasrides cherchent à y créer une image du paradis sur terre afin d'exorciser la triste réalité à laquelle ils sont confrontés, celle d'un pouvoir politique sur le déclin. Ils le font en employant des matériaux simples tels que la céramique, le stuc et le bois et en jouant avec subtilité de l'espace, de la lumière, de l'eau et de l'ornementation. Malgré les injures du temps, l'Alhambra, restaurée, est un monument exceptionnel.
Elodie, 4ème 1.
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