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Portrait de la Commune Au 18e siècle, un voyageur de passage à Charmey écrit "que ce lieu était bien nommé, puisque c'était le pays des charmes". Le point de vue est pittoresque. Le village est entouré des montagnes gruériennes : Berra, Dents-Vertes, Gastlosen, Hochmatt, Brenleire, Folliéran, Dent de Broc, Moléson. Le lac de Montsalvens recueille les eaux de la Jogne et du Javro, deux rivières qui cernent le pays. Plusieurs hameaux se partagent le paysage avec, au centre, à 900 mètres d'altitude, sous les Dents-Vertes, le bourg de Charmey. Des maisons cossues et souvent anciennes forment un village homogène, épargné durant des siècles par les incendies. Sur la route de Bulle au col du Jaun, Charmey se situe à l'exacte limite des langues. Sa population, ses noms de famille témoignent de relations ancestrales avec la commune voisine de Jaun (Bellegarde) et même plus loin avec l'Oberland bernois. La commune de Charmey est la plus étendue du canton de Fribourg. Découpée par trois vallées (Motélon, Gros-Mont et Petit-Mont), elle compte le sommet le plus élevé du canton, le Vanil Noir avec ses 2389 mètres. Au nord elle s'étend jusqu'au Lac Noir entre pâturages et forêts de sapins. On peut y découvrir une flore très riche (de l'edelweiss aux rhododendrons) et une faune abondante (bouquetins, chamois, chevreuils, marmottes). C'est le paradis du promeneur, du chasseur ou du pêcheur. Catholique et francophone, Charmey s'ouvre au monde par sa population et par le tourisme. L'église perchée en son centre et quelque dix chapelles disséminées sur son territoire témoignent de l'importance accordée autrefois à la foi dans la vie quotidienne. Charmey bénéficie d'une vie associative importante, du chœur-mixte à la fanfare, de la société de gymnastique au club de football.
Aperçu historique La colonisation de la vallée de la Jogne est tardive bien que le mot Jogne soit d'origine celte, donc très ancien. A une époque inconnue, une tribu issue des Alamans envahit par l'est le haut de la vallée et une autre, d'origine burgonde, imprégnée de culture romaine, s'implante par l'ouest pour former le pays de Charmey (Galmiz en allemand). Jusqu'au 11e siècle, Charmey appartient à la grande paroisse de Broc, dépendante du prieuré de Lutry. Elle s'érige ensuite en paroisse indépendante avec la construction d'une église dédiée à la sainte Croix d'abord, à saint Laurent ensuite. La paroisse comprend plusieurs hameaux dont celui de Feiguières, l'actuel village de Charmey. Pendant longtemps, le nom de Charmey s'applique, en effet, à la région tout entière. A la féodalité, la contrée dépend des seigneurs de Corbières, alors bonne ville du pays de Vaud. En 1249, Girard Ier devient seigneur exclusif du val de Charmey avec son castel sur la "motte" dominant le village. Pour expier une vie quelque peu dissolue, Girard Ier fonde en 1295 le couvent chartreux de la Valsainte qu'il dote richement. La seigneurerie de Corbières est inféodée à François Ier, comte de Gruyère, en 1454, et voilà Charmey devenu gruérien. Sous le règne du comte Michel, dépensier et volage, le comté perd de son panache. "Ainsi va Monseu le comte aux castels de Charmey ainsy que pailion courir les damoiselles" dit un poème de l'époque. En 1553, c'est la faillite et l'ancienne seigneurerie de Corbières est adjugée à Fribourg, le noir chaudron remplace la grue. Avec Fribourg, le pays de Charmey retrouve Corbières comme bailliage, "l'un des bons du canton" dit un chroniqueur. C'est à cette époque que se crée une communauté d'intérêts entre les communes de Crésuz, Châtel-sur-Montsalvens, Cerniat et Charmey, appelée "Pays et val de Charmey" avec, à sa tête, un gouverneur. Cette association durera jusqu'en 1852. Après la guerre de trente ans (1618-1648), le val écrit une belle page de l'histoire économique du canton avec le commerce du gruyère en direction de Lyon. C'est l'âge d'or du fromage d'alpage et des caves d'affinage de la Tzintre, un hameau sur les rives de la Jogne. Cette industrie enrichit plusieurs familles. Cette activité, gourmande de terres, provoque une paupérisation qui pousse les plus ambitieux et les plus démunis à l'émigration, souvent dans les armées étrangères. Plusieurs Charmeysans s'illustrent pendant la période trouble qui suit la Révolution française dont les plus célèbres sont Pierre-Léon Pettolaz et François-Nicolas Constantin Blanc. Le commerce avec la France a formé les esprits aux idées de liberté et d'égalité. Le 19e siècle voit le déclin du commerce du fromage d'alpage concurrencé par les productions de plaine. L'industrie de la paille tressée n'a qu'un succès éphémère. Par contre, l'industrie du bois se développe. L'amélioration des voies de communication vers Charmey et la construction d'un pont métallique sur le Javro à la fin du 19e siècle sont à l'origine d'un premier développement touristique.
L'arrivée du courant électrique (1893), la construction d'une fabrique de chocolat à Broc (1898) marquent l'entrée du village dans le 20e siècle même si les habitants s'adonnent avant tout à l'agriculture. Ces années sont celles de l'exode rural. A partir de 1960, Charmey entreprend un gros effort d'investissements dans le domaine touristique, facilité par l'ouverture de la RN12, l'autoroute qui relie Zurich à Lausanne. L'inauguration en 1998, avec l'aide de l'Etat, d'une nouvelle télécabine est un nouveau pari sur l'avenir. Le Rapido Sky relie désormais Charmey à Vounetz en quelque onze minutes avec ses cabines spacieuses (huit places) et panoramiques. Là encore, une première d'importance avec la constitution d'une société, Télégruyère S.A., qui groupe Charmey et Moléson. L'appui financier conséquent de l'Etat de Fribourg est une reconnaissance implicite du rôle prépondérant qu'ont joué et que jouent les remontées mécaniques dans le développement économique de cette région.
Depuis le 31 mars 2007, le Centre thermoludique Les Bains de la Gruyère à Charmey nous ouvre ses portes. Il s’agit d’un événement économique pour la Gruyère et le canton de Fribourg. Il marque l’ouverture d’un complexe touristique, de détente et de bien-être. S’intégrant pleinement dans l’environnement, le bâtiment cylindrique, tout de bois et de verre, vous fait découvrir l’Orient avec les bains turcs et le hammam et trois saunas différents. Pour vous laisser charmer, retrouvez toutes les informations sur : www.bainsdelagruyere.ch. Le tourisme aborde une nouvelle phase. En effet, aujourd'hui la différence se fait au-delà des infrastructures par l'accueil. Charmey s'inscrit dans ce marché avec la volonté affirmée de s'adresser à une clientèle familiale, des hôtes à la recherche de loisirs et de vacances à la montagne, dans un cadre respectueux de la nature et des traditions, ponctué par des activités sportives et culturelles. Il devient dès lors capital de développer un réflexe "Charmey", un label de qualité : convaincre nos hôtes par un accueil de qualité à y revenir.
Accès et transports Charmey se situe à :
La Commune de Charmey est desservie par des transports publics sur route. Deux lignes d’autobus des Transports Publics Fribourgeois relient Charmey à Bulle (ligne 260) et Fribourg (ligne 245). Toutes les informations utiles sont disponibles sur le site suivants : www.tpf.ch. De: http://www.charmey.ch/2009/index.php Tags associés : Charmey, presentation
Samedi 25 Avril 2009Poster un commentaire
Différentes vues de Vounetz à 1637 m
Fastoche ! en remontée mécanique ...
Tags associés : Differentes, vues, vounetz
Dimanche 21 Août 2011Poster un commentaire
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Merci à tous !
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