Naissance de Christophe Colomb
Cristoforo Colombo, alias Christophe Colomb, naît à Gênes en Italie. Ce fils de tisserand choisira très tôt une vie de marin.
1479
Il se marie
Christophe Colomb épouse Filipa Perestrelo e Moniz, la fille de l'un des colonisateurs de Madère. Elle lui donnera un fils, et mourra peu de temps après.
1480
Il nourrit une grande ambition
Colomb étudie les sciences, la navigation, la cartographie, la cosmographie. Il commence à imager pouvoir se rendre aux Indes en traversant l'océan Atlantique. S'appuyant sur les calculs de Ptolémée, il estimait la distance entre l'Europe et l'Asie à 2 414 km (Ptolémée lui tablait sur 16 090 km). Il lui reste à convaincre les souverains espagnols ou portugais de soutenir son projet, tâche qui se révélera ardue.
1484
Colomb tente de convaincre le roi du Portugal
Christophe Colomb expose son projet à une commission de spécialistes madaté par le roi Jean II de Portugal. Après avis négatif de la commission, le roi refuse.
1486
Christophe Colomb se tourne vers les Rois Catholiques d'Espagne.
Christophe Colomb est reçu par les Rois Catholiques et il leur présente son projet. Une commission de scientifiques se réunit pour examiner son expédition. En 1487, les Rois Catholiques suivant l'avis de la commission lui donnent une réponse négative. Christophe Colomb ne se décourage pas et tentera de nouveau de les convaincre quelques années plus tard.
17/04/1492
Les capitulations de Santa Fé
Les Rois Catholiques d'Espagne, convaincus par les arguments de Christophe Colomb, acceptent de financer son projet de traverser l'océan Atlantique. Ils signent les capitulations de Santa Fé (du nom du camp près de Grenade) qui permettent d'armer des navires pour Christophe Colomb et de lui conférer le titre de vice-roi des terres à découvrir. La générosité des souverains s'explique par leur euphorie après leur victoire sur Grenade, qui met fin à la présence musulmane dans la péninsule ibérique. Le navigateur fera un retour triomphal à Séville le 31 mars 1493, il pense alors avoir découvert les Indes en navigant vers l'ouest.
03/08/1492
Christophe Colomb quitte l'Espagne
Le navigateur génois Christophe Colomb quitte le port de Palos (Andalousie) dans l'espoir de rejoindre par l'ouest les Indes orientales et ses épices. Le Portugal, ayant découvert la route des Indes via le cap de Bonne-Espérance, a rejeté son projet. Mais les Rois catholiques d'Espagne, qui rêvent d'évangéliser le monde, ont accepté de le financer. Trois caravelles, la Santa María, la Pinta et la Niña, quittent donc l'Espagne, en faisant voile vers l'ouest. Elles arriveront deux mois plus tard aux Antilles, en pensant aborder les Indes.
28/10/1492
Colomb découvre Cuba
Quelques jours après avoir mis le pied sur les premières îles des Antilles (le 12 octobre), Christophe Colomb trouve sur son chemin la grande île de Cuba. Il en prend possession au nom de l'Espagne et la baptise "Jeanne" en honneur au fils des Rois Catholiques espagnols: le prince Jean.
25/09/1493
Colomb part vers le nouveau monde pour la deuxième fois
Le navigateur génois entreprend son deuxième voyage vers ce qu'il croit toujours être les Indes. Mandaté une nouvelle fois par la reine d'Espagne Isabelle la Catholique, il est à la tête de 17 navires. Au cours de cette expédition, il découvre les petites Antilles (la Guadeloupe et la Dominique) et Puerto Rico. Il explore les côtes de Cuba et de la Jamaïque. A Haïti, il retrouve la garnison qu'il avait établie lors de son premier séjour, décimée par la syphilis. Il découvre que les indigènes de ces îles sont anthropophages et les réduit en esclavage sous ce prétexte. Colomb ne trouvera pas les richesses et l'or tant attendus et rentrera en Espagne en 1496.
03/05/1494
Christophe Colomb débarque en Jamaïque
La flotte de Christophe Colomb découvre l'île de la Jamaïque, à l'époque appelée Xaymaca par les indiens Arawaks, premiers habitants de l'île. Les Espagnols y fonderont une colonie, massacreront les indiens et importeront des esclaves africains pour travailler le tabac et la canne à sucre. Les Anglais prendront possession de l'île en 1655 et la Jamaïque obtiendra son indépendance dans le cadre du Commonwealth en 1962.
1498
Un troisième voyage écourté
L'Amiral reprend le large avec 8 navires pour un troisième voyage. Le 31 juillet, cinq navires sont redirigés vers la colonie d'Hispaniola pour la ravitaller en produits de base. Christophe Colomb lui atteind l'île de Trinidad. Les Rois Catholiques d'Espagne, ayant reçu des plaintes contre la mauvaise gestion de la colonie par Christophe Colomb, envoient Bodadilla arrêter et ramener les frères Colomb en Espagne. Suite à son procès, le grand navigateur perdra tous ses privilèges.
1502
Quatrième et dernier voyage
Colomb est autorisé à repartir en 1502. Il débarque sur les côtes du Honduras et y trouve de l'or mais se heurte à l'hostilité des indigènes. Il perd quatre navires et demande de l'aide à la colonie d'Hispaniola. Ces derniers finissent par intervenir et retrouve Colomb dans un piteux état. Il rentre définitivement en 1504 en Espagne.
20/05/1506
Mort de Christophe Colomb
Le grand navigateur s’éteind en Espagne à Valladolid, en étant certain d’avoir atteint les Indes mais dépossédé de tous ses privilèges.
Christophe Colomb 1ère partie : De la naissance au départ du premier voyage
1451 - 1492
En ce XVème siècle, les voyages dans le vieux continent ont déjà été réalisés. Marco Polo a atteint la Chine. Mais les besoins économiques, les ottomans qui bloquent les accès vers l'Asie, poussent l'Europe a faire de nouvelles découvertes maritimes, d'ouvrir de nouvelles routes. Si le Portugal semble être le candidat idéal pour ces découvertes, c'est d'Espagne que tout commencera. Un homme va changer la perception du monde. Il s'agit de Christophe Colomb.
Christophe Colomb ')" onmouseout="cachImage()"> est un personnage entouré de mystères. Le premier concerne sa naissance. On le voit catalan, corse, portugais ou juif. En fait, il vient au monde dans la république de Gênes en 1451, dans une famille d'artisans, son père Domenico Colombo étant tisserand. Christophe Colomb, jeune garçon plein d'intelligence mais sans aucune culture, ne souhaite pas se cantonner à la vie de petit artisan qui lui est promise. Il désire vivre des aventures bien au-delà des horizons de la ville de Gênes. Pourtant cette ville va lui permettre de réaliser ses rêves car elle est un important port européen foisonnant de bateaux qui agitent l'imagination du jeune Christophe Colomb.
Cela soulève un autre mystère. Quand Christophe Colomb a-t-il pris le large, quittant sa destinée toute tracée ? Ce qui est sûr, c'est qu'il fait partie d'un équipage partant vers une île de la mer Egée en 1471-1472. Il sait maintenant que c'est dans ce domaine qu'il veut réussir. Pour cela, il complète son expérience de la navigation par un apprentissage de connaissances en comptabilité, en cartographie et en cosmologie. A l'âge de vint cinq ans, il embarque sur les navires des grandes familles génoises, les Centurioni, les Spinola et les Negroni, en direction de l'Angleterre et des Flandres. Christophe Colomb est blessé au cours d'une attaque des français au large de Gibraltar ')" onmouseout="cachImage()">. Une fois soigné au Portugal, il reprend la mer. Et là encore le mystère plane sur les destinations qui seraient l'Angleterre et l'Islande. Dans ces pays du nord, Christophe Colomb entend des récits de terres lointaines vers l'ouest, des récits de noyés découverts et qui avaient les yeux bridés. Christophe Colomb croit que ces terres sont celles de Gengis Khan. L'observation de fortes marées à l'automne 1476 le pousse à penser qu'il doit exister d'autres terres pour expliquer leur puissance. On lui rapporte également les récits vikings et la découverte d'une autre terre appelée Vinland (qui serait le Labrador d'aujourd'hui).
Aussi, en 1478, il regagne Lisbonne, ville maîtresse de l'océan Atlantique, mais également ville de science dans laquelle on souhaite élucider les questions en suspend sur le monde de l'époque. Dans cette ville qui a connu Henri le Navigateur, Christophe Colomb travaille avec acharnement afin de parfaire ses connaissances. Après la lecture d'une étude de Ptolémée, il est persuadé que la Terre est ronde. D'où il pense qu'il peut trouver une route vers les Indes en passant par l'Atlantique. Ses motivations sont scientifiques (il croit en la rotondité de la Terre), d'intérêt pratique (il veut trouver une nouvelle route des épices vers l'ouest) et personnelles (il souhaite faire fortune). Il demande à son frère Bartolomeo de le rejoindre afin de l'aider à cette tâche. Colomb apprend le latin, consulte cartes et livres de géographie, s'initie à l'étude de l'Univers. Mais toutes ses investigations qui nourrissent son esprit, ne nourrissent pas son corps. Christophe Colomb accepte donc de conduire un navire plein de sucre de Madère à Gênes, sa ville natale.
En 1479, de retour à Lisbonne, il épouse Felipa de Perestrello, issue de la noblesse portugaise, mais sans argent. Elle permet cependant au navigateur de s'introduire dans ce cercle fermé de la noblesse de ce pays. Ils s'installent sur l'île de Porto Santo, gouvernée par le frère de Felipa. Pendant ce séjour qui dure de 1480 à 1483, leur fils Diégo verra le jour. Regardant l'horizon de l'océan Atlantique, Christophe Colomb croit dur comme fer que la Chine se trouve de l'autre côté. Cette conviction aurait été renforcée par l'échouage d'un madrier décoré d'une façon inconnue en Europe et par les mots d'un marin mourrant qui disait venir d'une terre de l'ouest inconnue. Cela est peut être seulement une légende ; encore un mystère. Profitant de son séjour, Christophe Colomb apprend à naviguer dans les latitudes tropicales, se rendant plusieurs fois au Ghana.
Colomb rentre à Lisbonne en 1483, avec Felipe et Diégo, accueilli par son frère Bartolomeo qui se consacre dorénavant à la cartographie. En 1484, il est reçu par Jean II, roi du Portugal ')" onmouseout="cachImage()">. Ayant écouté les explications du navigateur, le souverain réunit une commission qui refuse le projet de Colomb. Jean II le relit mais ne préfère pas s'engager, le Portugal étant déjà investi dans l'exploration de l'Afrique. De plus, Christophe Colomb a des prétentions importantes, souhaitant en autre être anobli et obtenir le grade d'Amiral. Un autre explorateur fait la même proposition au roi du Portugal. Il s'agit de Ferdinand Van Olmen. Cependant ce dernier finance lui-même son expédition. Jean II accepte. Parti en 1487, ce flamand ne réapparaîtra jamais.
A cette époque, Christophe Colomb a quitté Lisbonne. Couvert de dettes, il part pour l'Espagne, laissant sa femme qui mourra peu de temps plus tard, sans qu'il l'ait revue. Il est en Andalousie en 1485, accompagné de son fils Diégo. A cette époque l'Espagne a fini sa Reconquista, assiégeant la dernière ville aux mains des arabes : Grenade.
Colomb confie son fils au père Marchéna, au monastère de la Rabida')" onmouseout="cachImage()">, souhaitant une bonne éducation pour son fils. Il évoque son projet aux religieux qui, intéressés, finissent par en parler à la reine Isabelle de Castille. Cette dernière le reçoit le 20 janvier 1486. Colomb expose d'une façon enflammée son projet, qui est à nouveau soumis à un conseil de scientifiques, qui comme au Portugal, affirment que le navigateur s'est trompé. Va-t-il encore être oublié, l'Espagne étant engagée dans d'autres combats ?
A Cordoue, Colomb fait de Béatrice de Arana sa maîtresse, qui lui donne un fils, Ferdinand. Ce dernier sera plus tard admiratif de son père et écrira sa biographie. Bien que très religieux, Colomb n'épousera jamais Béatrice. En effet, cette dernière n'a pas la même position sociale que sa première femme.
Devant le silence royal qui dure plusieurs mois, Colomb demande et obtient une audience. La reine, plus préoccupée par l'expulsion des arabes de la ville de Malaga, ne se montre pas du tout enjouée pour d'éventuelles explorations au-delà de l'Atlantique. Mais Colomb s'entête et continue d'étudier, persuadé que la Terre est de taille moindre que celle en vigueur. Il est certain que L'Europe et l'Asie ne sont pas si loin l'un de l'autre. Christophe Colomb, apprenant l'infortune de Ferdinand Van Olmen, propose à nouveau ses services au roi du Portugal, Jean II. Ce dernier répondant favorablement, le navigateur repart pour Lisbonne. Mais Bartolomé Dias a réussi à ouvrir la voie vers l'Asie en passant par le Cap de Bonne Espérance. Jean II ne souhaite plus investir dans d'éventuelles aventures maritimes et Christophe Colomb s'en repart pour l'Espagne.
Son frère, Bartolomeo, se rend en Angleterre, mais n'y trouvera aucun soutien. Il vient ensuite exposer les vues de son frère au roi de France, Charles VIII. Colomb y voit dans celui son dernier espoir. Mais ce dernier refuse également, bien que Bartolomeo devienne son cartographe. Colomb s'impatiente quand, à l'aube de ses quarante ans, en 1491, le père Pérez, responsable du monastère de la Rabida demande une audience à la reine dont il a été confesseur. Après avoir convoqué cet homme de l'église, elle accepte de donner une audience à Christophe Colomb. Celle-ci se déroule bien et à son issue une commission de savants est consultée pour avis. Cette fois-ci, il est favorable.
Grenade tombe aux mains des espagnols le 2 janvier 1492 ')" onmouseout="cachImage()">. Christophe Colomb est appelé à faire part de la procession qui entre dans la ville arrachée aux arabes. Dans l'ivresse de cette victoire, Colomb expose au Conseil Royal ses projets mais avec une grande assurance énonce ses prétentions : l'anoblissement, le grade d'amiral, le gouvernement des terres inconnues qui deviendront la propriétés de la couronne d'Espagne et des revenus importants. Et ses prétentions, il les réclame pour lui, mais aussi pour ses descendants. Mais ces dernières exposées avec tant d'orgueil ont provoqué l'indignation, et pour une fois que Colomb allait aboutir, la chance lui passe devant.
Christophe Colomb prend le chemin de l'exil. Mais à peine sorti de la ville de Grenade, il est rattrapé par un messager de la reine qui lui demande de revenir. En effet, le 17 avril 1492, le couple royal signe à Santa Fé les accords qui donnent à Christophe Colomb ce qu'il demande. Un revirement miraculeux ? Surtout dû à l'intervention auprès de la reine de l'évêque Deza qui évoque l'évangélisation des peuples rencontrés, de Luis de Santangel, secrétaire du roi Ferdinand et qui démontre que l'expédition ne coûterait à la couronne que deux ou trois navires et rapporterait énormément avec les richesses découvertes. La reine finit par être séduite par ces arguments et accepte les conditions de Christophe Colomb. Ce dernier débarque en mai 1492 à Palos ')" onmouseout="cachImage()">. Martin Pinzon, armateur et marin aguerri, lui fournit deux caravelles : la Nina et la Pinta. Colomb loue une autre embarcation à Jean de la Cosa qu'il baptise Santa Maria. De ce dernier navire il sera le commandant.
Nombreux sont les curieux qui assistent aux préparatifs du voyage. Parmi eux se trouve un marin, Vasquez de la Frontera qui raconte à Colomb et Pinzon qu'en 1452, un capitaine portugais s'était lancé à travers l'Atlantique et qu'il avait été arrêté par une barrière infranchissable d'herbes avant de revenir vers les Açores. « Continuez droit devant vous, et j'en suis sûr, vous découvrirez des terres » leur dit-il. Les explorateurs s'en souviendront. Christophe Colomb emmène environ une centaine de personnes. En plus des marins il y a un interprète, un notaire et un contrôleur royal. Il est à noter que Colomb, croyant, n'est pas accompagné d'un prêtre.
L'aventure va commencer …
Christophe Colomb 2ème partie : Le premier voyage
1492 - 1493
En ce XVème siècle, les voyages dans le vieux continent ont déjà été réalisés. Marco Polo a atteint la Chine. Mais les besoins économiques, les ottomans qui bloquent les accès vers l'Asie, poussent l'Europe a faire de nouvelles découvertes maritimes, d'ouvrir de nouvelles routes. Si le Portugal semble être le candidat idéal pour ces découvertes, c'est d'Espagne que tout commencera. Un homme va changer la perception du monde. Il s'agit de Christophe Colomb.
Nous sommes le 3 août 1492. L'effervescence est complète au port de Palos ')" onmouseout="cachImage()">. Trois caravelles, la Pinta, la Nina et la Santa Maria, s'apprêtent à courir les mers. Ce sont les navires de Christophe Colomb. Une première escale se fera aux îles Canaries ')" onmouseout="cachImage()">. Par la suite, les navires mettront le cap vers le Japon, appelé Cipango au XVème siècle.
Deux caravelles appartiennent à des négociants de Palos. D'une longueur de vingt mètres, elles sont commandées par les frères Pinzon. La Santa Maria ')" onmouseout="cachImage()">est un navire plus imposant. Il appartient à Juan de la Cosa qui fait partie du voyage.
Le 12 août, Christophe Colomb fait escale dans l'île de Goméra, faisant partie des îles Canaries. D'une superficie de 378 km2, c'est la plus petite île de l'ensemble. Le mont Garajonay y culmine à 1 487 mètres. Le navigateur y est accueilli avec les honneurs par les seigneurs de l'île qui l'approvisionne en bois, en eau et en vivres. Les marins profitent de l'escale pour réparer les caravelles.
Le 6 septembre, les navires repartent, direction plein ouest, portés par les vents d'est, vers l'Amérique. Il conserve la latitude des Canaries car Colomb croit que celle du Japon est la même.
Dix jours plus tard, apercevant des masses d'herbes voguer, l'équipage croit être près de la terre ferme. Ils entrent en fait dans la mer des Sargasses ')" onmouseout="cachImage()">. Cette région est située à environ 1 600 kilomètres des côtes américaines. L'Océan Atlantique, recouvert de grandes algues, y est plutôt calme et les vents presque nuls. C'est un danger pour les bateaux. Même les corsaires et les pirates les plus téméraires palissent à l'évocation de cet endroit.
Effectivement, après avoir vogué plusieurs jours à travers ces algues, à partir du 19 septembre, les vents faiblissent fortement, immobilisant les caravelles. La panique s'installe au sein de l'équipage. Le 25 septembre, Alonso Pinzon ')" onmouseout="cachImage()"> croit voir une terre, mais cela n'était en fait qu'illusion optique. Le vent finit par se lever à nouveau, redonnant du baume au coeur des marins. Les jours passent, mais aucune terre n'est en vue. Colomb pense avoir dépassé l'Inde.
Le 7 octobre, l'autre frère Pinzon, Vicente ')" onmouseout="cachImage()">, est également victime d'une illusion d'optique. Colomb a une idée. Observant les oiseaux, il décide de changer de cap, vers l'ouest-sud-ouest. Ce changement de cap va marquer son succès.
Le 10 octobre, les marins montrent de l'impatience, grondant, ne voyant que la mer et ayant peur que les navires ne soient perdus. Les vivres et l'eau douce commencent à faire défaut.
Le 11 octobre, la terre daigne enfin se montrer. Les caravelles restent à deux heures des côtes, attendant le lever du jour. Christophe Colomb et les frères Pinzon prennent place dans une barque. Colomb fait enregistrer la prise de possession pour le roi d'Espagne par le notaire qui les accompagnait. Il donne à l'îlot le nom de San Salvador ')" onmouseout="cachImage()"> et s'en fait nommé vice-roi, gouverneur général.
Pour Colomb, il se trouve dans une île de l'archipel nippon. Il ne comprend pas qu'il a découvert un nouveau continent. Il est quand même surpris par les quelques habitants qu'il a pu voir, qui vivent nus et de façon très rudimentaire. Il a du mal à y voir des peuples de la race de Gengis Khan. Mais il finit par se dire qu'ils serviront pour des besognes fastidieuses. Le découvreur n'a pas que de bonnes visions.
Ces habitants leur apportent du coton, des perroquets et bien d'autres objets, mais cela est bien loin de l'or promis par le navigateur au roi d'Espagne. Il craint la risée à son retour. Il insiste alors sur l'utilisation de ces peuples, y voyant la seule richesse dans ce pays.
Colomb vogue d'île en île, toujours à la recherche de l'or. En effet, ce métal lui permettrait d'honorer ses dettes et d'acquérir une position sociale enviable. Après avoir questionné les habitants locaux, Colomb apprend l'existence d'une île plus vaste, du nom de Cuba ')" onmouseout="cachImage()">. Il croit qu'il a enfin trouvé le Japon !
Le 28 octobre, Colomb accoste dans l'estuaire d'une rivière de l'île de cuba. Il s'émerveille devant la beauté des lieux et des oiseaux qui y habitent. Colomb vient à douter du lieu où il se trouve. S'il pense être au Japon, il ne reconnaît rien de ce pays. Ces hommes et lui même apprennent à fumer de grandes feuilles séchées : c'est du tabac.
Le 12 novembre, les caravelles reprennent la mer, toujours à la découverte des épices et de l'or, tous les deux tant attendus. Alonso Pinzon part seul à la découverte de ce soi-disant Japon tant convoité. Colomb retourne à Cuba. On lui évoque alors une île située dans la continuité de Cuba, qui s'appelle Bohio. Il devrait y trouver de l'or, mais les peuples qui l'habitent sont des mangeurs d'hommes !
Le 5 décembre, la Nina et la Santa Maria mouillent dans une baie de l'île de Bohio. Colomb baptise cette île du nom d'Hispanola ')" onmouseout="cachImage()"> car elle rappelle les campagnes de la Castille. Il est encore émerveillé par cette nouvelle île.
Les habitants locaux se montrent plutôt craintifs, pensant que les espagnols viennent du ciel. Des relations amicales se nouent et ils recevront un peu d'or. Colomb découvre la côte en se dirigeant vers l'est. Un roi lui donne un masque aux oreilles d'or.
Le 25 décembre, Colomb s'arrête dans une rade qui deviendra la capitale du commerce antillais au XVIIIème siècle. Un événement malheureux va se dérouler : la Santa Maria s'échoue et les marins se dépêchent à récupérer les marchandises qu'elle contenait. Pour le consoler, un seigneur local offre au navigateur un masque qui contient de l'or dans les oreilles et les yeux. La fièvre de l'or reprend Colomb.
Il pense que l'or vient du Japon recherché, alors qu'il se trouve dans les montagnes de l'île où il se trouve. La décision est prise de reprendre la mer. Seul problème, du fait du navire qui manque, l'équipage est trop important. Colomb décide de bâtir un fort avec le bois récupéré de la Santa Maria et d'y laisser une quarantaine d'hommes. Ils sont placés sous le commandement de Diego Arana. Ils ont pour mission de découvrir de l'or.
Alonso Pinzon est de retour. Il cherche à justifier sa recherche solitaire. Colomb pensant qu'il vaut mieux être plus nombreux, fait semblant de porter crédit au récit de Pinzon.
Longeant l'île Hispanola, dans la baie de Samana ')" onmouseout="cachImage()">, ils rencontrent les cannibales déjà évoqués. Plus agressifs que les Arawaks ')" onmouseout="cachImage()">, une escarmouche éclate, faisant couler le sang. Colomb décide de battre en retraite. Les marins en ont assez de leur vie dans ces îles. Ils veulent rentrer en Europe. Christophe Colomb met le cap vers l'Espagne, aidé par de bons vents.
Colomb doit préparer un compte rendu de son épopée. Il doit le présenter à Luis de Santangel qui a financé cette expédition. Il le commence en mer en février 1493 et le termine en mars 1493 lors de son séjour chez le roi du Portugal. Ce rapport est connu sous le nom de "lettre à Santangel". Ce texte connaît un grand succès.
Colomb y a embelli son action, rappelant que les rois s'étaient moqués de lui. Mais il revient avec peu d'échantillons mais promet à ces souverains qu'à Cuba il y a de l'or des pierres précieuses en grande quantité. Il présente ce premier spectacle comme celui de la découverte, le second devant être celui du gain.
Partis le 16 janvier1493 en direction de l'Europe, les caravelles essuient une tempête le 12 février. La Punta, commandée par Alonso Pinzon disparaît. Les marins de la Nina prennent peur et prient. Colomb ayant même peur de ne pas arriver en Espagne pour conter ses découvertes, consigne celles-ci sur un parchemin qu'il entoure d'une toile cirée, qu'il met dans un tonneau et qu'il jette à la mer, demandant à celui qui le découvrira de porter le parchemin au roi d'Espagne.
Trois jours après, le temps se calme. La Nina s'arrête dans une île de l'archipel portugais des Açores. Seulement des marins sont emprisonnés car le navire venait d'Afrique et le Pape en réservait la fréquentation aux seuls portugais. Montrant les lettres royales qui le recommandaient, le malentendu se dissipe au bout de trois jours.
La Nina repart mais une tempête lui fait perdre son cap. Le 4 mars, elle entre dans le Tage. Les espagnols se retrouvent encore aux mains des portugais. Mais la nouvelle s'était répandue que Colomb revenait des Indes. De Lisbonne, les gens se précipitaient pour voir des indiens.
Jean II, roi du Portugal, demande à voir Christophe Colomb. Le 9 mars, ce dernier est reçu par le roi. Ce dernier l'écoute avec attention, mais à la fin, affirme que c'est à lui que reviennent les découvertes de Colomb, compte tenu d'accords internationaux. Colomb quitte le roi, repart pour Palos le 13 mars, qu'il atteint le 15.
La foule applaudit et les marins sont accueillis avec les honneurs. Ces derniers content leurs aventures à tous ceux qui sont venus les fêter. Palos vit quelques jours de fête. Alonso Pinzon, qui avait disparu et dérivé vers la Galice, arrive en même temps que Christophe Colomb. Un mois plus tard, la maladie a raison de Pinzon. Colomb écrit au roi d'Espagne pour l'informer de son retour et part pour le monastère de la Rabida ')" onmouseout="cachImage()">, pour un repos mérité.
Le 30 mars, Colomb rejoint le couple royal à Barcelone. L'explorateur s'y rend, escorté par des indiens et des valets qui portaient graines, oiseaux et morceaux d'or. Il traverse les villes de Cordoue et Valence, pour enfin atteindre sa destination. La même foule qu'à Palos vient à sa rencontre.
Le couple royal l'accueille comme un seigneur. Colomb narre son aventure. Le couple royal est ébahi. Pendant un mois, Colomb vit un rêve. Le Primat d'Espagne, les grands seigneurs d'Espagne l'invitent. Il est anobli ainsi que ses frères Bartoloméo et Giacomo qui se fait appeler dorénavant Diégo. Colomb est officiellement nommé amiral de mer océane et vice-roi gouverneur général des Indes. Ces titres sont héréditaires et accompagnés de revenus intéressants.
A la demande d'Isabelle et Ferdinand d'Espagne, et ce pour stopper les ambitions du roi du Portugal, demandent au Pape Alexandre VI d'assurer à l'Espagne la propriété des découvertes. Ainsi les bulles des 3 et 4 mai 1493 répartissent le monde, l'Orient pour les portugais et l'Occident, dont les terres découvertes par Colomb, pour les espagnols.
Avant son arrivée à Barcelone, Christophe Colomb avait fait parvenir un projet de colonisation. Colomb signe ce document Christo Ferens, le Porte Christ. Ainsi se considère-t-il comme un croisé qui permettra, grâce aux richesses rapportées de ses découvertes, à l'Espagne de chasser les musulmans, dans ce pays et à Jérusalem.
Ce plan est approuvé par le couple royal. Ainsi Colomb quitte l'Espagne le 25 septembre 1493. Il est à la tête de 17 navires et 1200 hommes. Il a embarqué cette fois-ci des religieux et son frère Diégo. N'en ayant pas vu sur les terres découvertes, il emmène du bétail et des chevaux.
Mais la désolation attend Colomb...
Christophe Colomb 3ème partie : Du second voyage à sa mort
1493 - 1506
En ce XVème siècle, les voyages dans le vieux continent ont déjà été réalisés. Marco Polo a atteint la Chine. Mais les besoins économiques, les ottomans qui bloquent les accès vers l'Asie, poussent l'Europe a faire de nouvelles découvertes maritimes, d'ouvrir de nouvelles routes. Si le Portugal semble être le candidat idéal pour ces découvertes, c'est d'Espagne que tout commencera. Un homme va changer la perception du monde. Il s'agit de Christophe Colomb.
Le 25 septembre 1493, il entreprend un second voyage avec une flotte de vingt sept navires et près de mille cinq cents hommes, partant de Cadix. Il découvre la Guadeloupe ')" onmouseout="cachImage()"> et Porto Rico.
Ensuite, Il rejoint Hispaniola. Là, une image de désolation l'attend : Un fort incendié, des morts plein le sol et des indigènes agressifs envers les espagnols. Christophe Colomb repart en mer mais l'accueil dans les autres îles est aussi mauvais. Les espagnols sont aussi décimés par les maladies dues au climat. Christophe Colomb retourne à Séville en juin 1496, mais sans or. La confiance du roi s'amenuise. Cependant Christophe Colomb peut repartir.
Il part pour un troisième périple en 1498 ')" onmouseout="cachImage()"> avec six caravelles. Il prend la direction des îles du Cap Vert. Le 31 juillet il met le pied sur une nouvelle terre. Il est sur le sol américain. Seulement il se croit sur une des îles des Caraïbes. Il ne cherche donc pas à investir les terres de cette contrée. Christophe Colomb ne comprend pas qu'il a découvert un nouveau continent (sinon ce n'est pas Amérique dérive d'Amerigo Vespucci que s'appellerait ce nouveau continent !). Il se croit proche des Indes !
Retournant fin août 1498 à Hispaniola, il trouve des hommes malades de la syphilis et qui se bagarrent entre eux. Pris de colère, il combat les indigènes, les traite en esclaves. Au courant de ces agissements, la reine d'Espagne fait arrêter Christophe Colomb qui revient en Espagne enchaîné au fond d'une caravelle. Jugé, Il perd son titre de vice-roi mais conserve celui d'amiral. Épargné par la reine, il convainc Ferdinand II d'un quatrième voyage. Il part le 11 mai 1502 avec quatre caravelles. Il explore les côtes du Honduras. Il se perd entre Hispaniola et Cuba, tombe malade et attend un an la venue de secours.
Il rentre en Espagne le 7 novembre 1504, peu fier. C'est dans l'indifférence totale qu'il meurt le 20 mai 1506 à Valladolid ')" onmouseout="cachImage()">. Il n'aura jamais pensé un seul instant qu'il a découvert un nouveau territoire. Son corps est emmené à Saint-Domingue en 1541.